• Danièle Godard-Livet

"ça va ronfler un peu, et puis ils se calmeront."


un chat en colère dans ce qui reste des arbres de Montvallon

Faire un peu de pédagogie, communiquer un peu pour faire passer l'inacceptable, serait-ce la nouvelle manière de gouverner ?


En 2014, la mairie de Lissieu prenait un arrêté permanent courageux pour la protection des arbres : l'arrêté n° 2014.16 dont j'ai déjà parlé.

Certes, il s'attachait en priorité à la protection des arbres d'alignement du chemin de la tappe (une dizaine de chênes, trois érables et deux frènes) mais il avait une ambition plus large comme en témoignent ses 5 pages de texte répertoriant toutes les fonctions de l'arbre. Relisez-le, il en vaut la peine et il vous apprendra des choses. Aujourd'hui, le sort des arbres, aussi remarquables soient-ils, est laissé au bon vouloir d'un propriétaire, y compris pour plus d'une centaine d'arbres en plein coeur du village et de l'école.

Malheureusement à Lissieu, il vaut mieux avoir un hectare d'espace boisé classé qu'un espace vert à protéger ou qu'un tulipier remarquable dans son jardin. Dans un cas, vous aurez totale liberté pour couper des chênes bicentenaires, dans l'autre on vous refusera votre permis de construire !

Face à la destruction du petit bois de Montvallon, ça va "ronfler" si aucune réparation n'est programmée. Pédagogie, communication et promesses oiseuses n'y feront rien !

Il faudra un projet complet de nettoyage, reboisement, suivi des plantations, aménagement en parc public, avec des financements réalistes et des échéances claires.

Ce n'est pas tous les jours qu'on peut mener un combat sans compromis, sans arrière-pensée, juste pour l'écoresponsabilité et la qualité de vie des générations futures.

J'en suis et cela me paraît juste.


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