• Danièle Godard-Livet

Ne croyons-nous plus en rien ?


En 2008, l’Equateur a en reconnu les droits de la nature dans sa constitution. Puis, en 2009, la Bolivie a voté une loi sur les droits de la Terre-mère. Et la ville de Mexico à son tour reconnu les droits de la nature dans sa législation locale. En Nouvelle-Zélande , le Parlement a d’accordé en 2017 à la rivière Whanganui les mêmes droits qu’ à une personne. Et en Inde, la Haute Cour de l'Etat himalayen de l'Uttarakhand a décrété que le Gange et l’un de ses affluents, la Yamuna, seraient désormais considérés comme des « entités vivantes ayant le statut de personne morale » et les droits afférents.


Il ne s'agit plus seulement de reconnaître à travers ces entités naturelles les droits des peuples autochtones, mais de se remémorer notre histoire et nos croyances, face aux catastrophes environnementales qui nous menacent.

Derrière ces innovations du droit, on retrouve la même idée : mieux protéger en permettant de saisir la justice. En Nouvelle-Zélande, que l’on soit membre de cette communauté indigène ou du gouvernement, on peut désormais représenter les intérêts du fleuve en justice, comme on peut le faire pour ceux d’un enfant ou d’une personne morale, une entreprise. Reconnaître les droits de la nature et punir les crimes d'écocide, c'est reconnaître le droit des générations futures.


J'ai parfois l'impression que certains en veulent aux arbres de nous dépasser en longévité, aux rivières de se moquer de nos digues et de nos barrages, aux montagnes de nous dominer. Est-il utile de tout s'approprier pour vivre heureux ? Les chênes centenaires ne nous ont-ils pas été confiés par le créateur pour que nous en prenions soin ? Ou bien préférons-nous être chassés du paradis terrestre ?



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