Tous droits réservés Danièle Godard-Livet 2018

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Los modernos, allez-y pour les photos !

 Quelle déception que l'exposition Los Modernos qui se tient au Musée des Beaux arts de Lyon de décembre 2017 à mars 2018. Je pensais y retrouver l'énergie  et la fierté mexicaine, l'énergie de la première révolution sociale de l'histoire du XXeme siècle (1910-1920) et la fierté d'un passé extraordinaire des cultures d'avant la conquête.

Rien de tout cela, juste quelques tableaux, objets, photographies tristement juxtaposés témoignant bien modestement de l'enthousiame pour le Mexique des communistes, anarchistes et surréalistes d'Europe  et de Californie qui y sont tous allés se doper aux espoirs d'un monde différent et à l'imaginaire d'artistes révolutionnaires. Plusieurs y resteront pendant la seconde guerre mondiale. D'autres iront se faire tuer pendant la guerre d'Espagne comme Tina Modotti.

Cette fascination pour le Mexique je l'avais ressentie lorsque j'y étais allée dans les années 80, fascination et fierté des mexicains pour un art figuratif grandiose et connecté à la vie quotidienne et politique comme à l'histoire.

Rien ne transparait dans l'exposition de cet élan extraordinaire qui poussait les révolutionnaires vers le Mexique. C'est tout juste si l'on n'a pas le sentiment que ce sont les mexicains qui ont copié les européens en venant étudier à Paris !

Sans doute manque-t-il les grandes murales qui étaient présentes à l'exposition du grand Palais, sans doute manque-t-il une mise en scène plus dynamique. Ne serait-ce pas plutôt qu'on a perdu tout goût pour la révolution, antique relique du siècle passé, devenue objet muséal ?

Le grand intérêt de l'exposition demeure la partie consacrée aux photographies qu'on voit ici rassemblées alors qu'on ne les connaissait que dans les livres : Alvarez Bravo, Weston, Cartier Bresson, Plossu.

 

 

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