• Danièle Godard-Livet

Isolement - jour 42


En plein confinement, la mairie de Lissieu donne son accord à une déclaration préalable de division d'un terrain où les constructions sont si enchevêtrées qu'il est difficile de s'y retrouver sans un plan.

L'assainissement-réhabilitation de ce secteur inoccupé depuis plus de vingt ans s'impose.

Les bâtiments de pisé, étable, granges, ateliers, cave, grenier, pressoir, hangar, jouxtent des parties plus récentes de moellons, de tôle et de planches aux charpentes et aux chéneaux de guingois envahies par la végétation.



Certaines parties pourraient avoir les honneurs de sessions de rurbex, tant les lieux sont abandonnés depuis longtemps, tout en conservant une certaine beauté. D'autres sont parfaitement laides et sans intérêt, bétonnées et rafistolées à la manière des années 50.






J'aime ma ville de Lissieu, ses traditions paysannes en train de disparaître, tous ces témoignages d'une vie rurale dédiée aux vignes et aux vergers.

Pourquoi faut-il que la précipitation l'emporte lorsqu'il faudrait concevoir une réhabilitation harmonieuse, réfléchie, concertée et respectueuse du bâti traditionnel ?

Pourquoi faut-il que soient conservées les parties les plus récentes et les plus laides et détruites certaines des bâtisses anciennes ?



Le déconfinement apportera-t-il quelque lumière aux décideurs bien pressés ? Ou bien resteront-ils aussi peu éclairés que cette vieille fenêtre mangée par les toiles d'araignée ?

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