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Lire, une autrice et deux auteurs

  • Photo du rédacteur: Danièle Godard-Livet
    Danièle Godard-Livet
  • il y a 8 heures
  • 3 min de lecture


Les deux premiers n'ont pas grand-chose en commun, si ce n'est qu'ils habitent tous les deux autour de Bordeaux, qu'ils fréquentent (sans se connaître) des gens qui me sont proches et que leurs éditeurs ne font pas beaucoup de publicité pour leurs livres. Le troisième s'autoédite, je le suis depuis son premier livre et nous appartenons au même collectif d'écriture Tiers lIvre.





Topographie d’une lutte

Julia Vincent signe son premier livre chez Pont 9. Un personnage se raconte à travers les paroles des autres. Avec des textes courts, l’autrice nous livre différentes facettes du personnage et de son histoire en donnant la parole à l’enfant, la mère, la psy, l’agenda, le vase, la radio, l’ex.. L’idée est bonne et bien exploitée sans tomber dans le procédé.

Ce qu’elle raconte à travers ses personnages et ses objets qui parlent c’est la difficulté de la thérapie, de sa thérapie, c'est son immobilisme qu’elle évoque. Pas de dévoilement ; un secret, des coups durs suggérés ? On n’en saura pas plus. Dans un autre livre peut-être…

Ce qui m’a plu : les textes racontés par les objets où le personnage s’incarne dans une relation au monde réel. Des fragments plus sensibles que j’aurais peut-être aimés plus nombreux.


Julia Vincent est aussi biographe sous le nom de Norma les mots qui restent et elle fait partie de l’association des compagnons biographes. Vous pouvez la retrouver sur son site ou sur Instagram (@julia_vincent_ecriture) et pourquoi pas lui commander une biographie si vous voulez que vos mots restent.


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Petit Bonhomme

Florian Prost signe son premier livre illustré aux éditions l’atelier du poisson soluble.

Petit Bonhomme est une histoire pour enfants qui parle de transmission, de deuil et d’apprentissage de la vie. Je la qualifierais d’un peu triste avec mon regard d’adulte, mais les enfants n’y voient que du positif parce que grandir c’est dur, mais c’est quand même super excitant.

C’est délicat et sensible.

Ce qui m’a plu : les dessins très simples et juste aquarellés, avec des ambiances colorées très évocatrices d’une neige de chez nous qui s’invite dans les rousseurs de l’automne.

 

Dans la vie Florian Prost est médecin généraliste. Passionné de dessin, de croquis, de carnets de voyage, il approfondit son travail en suivant des cours depuis des années.

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Bordure du quai

Xavier Georgin n’en est pas à son premier livre puisque j’avais déjà lu 23 poses manquantes paru en 2021 où il évoquait sa mère.

Dans Bordure de quai, avec de courtes nouvelles il nous emmène en voyage, au fil des départs, des arrivées, des entre-deux inconfortables. Tout est assez inconfortable chez Xavier Georgin et c’est sans doute ce qu’on aime : ces personnages agis plus qu’ils n’agissent, cette écriture froide, acérée, rapide, ce fatum des héros méditerranéens. C’est reposant de ne rien attendre, ne rien vouloir, ne rien espérer, de « traverser la vie en transparence » comme il le fait dire à un personnage.

Ce qui m’a plu : cette brume de tristesse et de pluie (même quand il fait beau) qui enveloppe tous les textes de Xavier Georgin, comme une distance à soi, une pudeur qui éloigne des effusions et des gémissements.


Xaxier Georgin vit en région parisienne. Il fait partie du collectif La ville, au loin, collectif d’intervention urbaine où il anime des ateliers d’écriture.


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Pour le suivre sur son site, c'est ici

Pour suivre son interview par l'amie Rebecca (et pourquoi pas vous abonner à son substack), c'est ici



1 commentaire


Invité
il y a 3 heures

Merci !

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