• Danièle Godard-Livet

Usage du monde vertueux ou mondialisation néfaste ?


carte du monde fin du XVIe siècle, après les grandes découvertes (BNF)

Aujourd'hui 23 octobre 2020 M. et F. sont les premiers de la famille à reprendre l'avion depuis le début de la pandémie mondiale. Ils vont à Beyrouth en visite dans la famille libanaise.

Aujourd'hui 23 octobre 2020 C. dépose son dossier d'immigration au Canada, après six ans de séjour avec un statut étudiant et sans retour en France depuis 10 mois.

2020, l'année de la quarantaine, nous aura tous contraints à un autre usage du monde, et permis de nous poser des questions sur la mondialisation. Au moins quatre séjours à l'étranger annulés rien que dans la famille !

Désormais la question des voyages en avion se pose dans presque toutes les familles, sans parler de toutes nos autres habitudes de consommation, choisies ou contraintes.

Je reste persuadée que l'usage du monde peut être vertueux, enrichissant, éclairant, positif comme l'on toujours été les voyages, la découverte d'autres modes de vie, d'autres climats, d'autres paysages. Quand commencent les excès ? A partir de quand l'usage du monde vertueux cesse-t-il et quand commence la mondialisation débridée qui conduit pour partie à la destruction inéluctable de la planète ? Pourquoi quitte-t-on durablement son pays pour aller vivre ailleurs ?

Bien trop vastes questions qui dépassent mes compétences ! A défaut de réponse, on peut toujours relire "l'usage du monde", le beau livre de Nicolas Bouvier pour savoir comment on voyageait en 1953 ou visiter à distance la belle exposition de la BNF sur l'évolution de notre représentation du monde que nous habitons. Continuer aussi à chérir les cartes (en plus du GPS) quand nous nous déplaçons pour ne pas passer à côté des beautés du monde...qui se trouvent peut-être juste au bord de la route ou de l'autoroute.

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