• Danièle Godard-Livet

Passion Aïkido


Hier j'ai donné mon premier cours d'aïkido de l'année, mon collègue Mathieu se disant épuisé. Je crois plutôt qu'il voulait me faire plaisir ! Cela fait dix ans que j'ai créé cette section de l'association sportive des Monts d'or avec l'aide de son ancien président Robert Rustant et chaque année c'est une découverte passionnante. Mon premier élève est aujourd'hui en classe de terminale ; comme le temps passe !

J'aime la fournée de prénoms nouveaux que je ne sais pas toujours orthographier correctement : Ugo, Lenny, Lorenzo, Léandro, Lou, Berthille, Florian, Bastien, Lilian, Guillaume, Noélie, Melvil, Armand, Noélie...

J'aime la diversité des caractères, du timide à la forte tête, de l'attentif au dissipé, de l'habile au tout encombré de son corps, du souple au raide, du craintif au donneur de leçons...

J'aime les voir découvrir qu'ils arrivent rapidement à maîtriser la chute arrière et la chute avant, j'aime qu'ils persévèrent quand ils n'y arrivent pas aussi vite que leurs camarades.

J'aime qu'ils acceptent de travailler avec celui ou celle qui n'est pas leur copain et que les filles travaillent avec les garçons et inversement, j'aime qu'ils s'entraident, qu'ils se donnent des conseils.

J'aime qu'ils apprennent (très progressivement) à faire attention aux autres et à faire attention à leur propre intégrité en évaluant de mieux en mieux les distances.

J'aime les voir découvrir qu'il est difficile d'observer correctement la technique qui leur est montrée, que cela demande une grande attention et beaucoup de concentration.

J'aime leur joie à montrer à leur tour, à faire chuter le professeur, à savoir faire.

J'aime les doués ou surdoués qui sont à l'aise dans leur corps, leur appréhension de l'espace et des directions, j'aime les bagarreurs qu'il faut modérer, j'aime les malhabiles, les anxieux, les en surpoids, les hésitants qui déchiffrent petit à petit tout le plaisir qu'il y a à se servir de son corps.

J'aime qu'ils apprennent à se tenir droits, à regarder en face, à prendre conscience de leurs pieds, de leurs mains, de leurs têtes, qu'ils arrivent, pour de courts instants, à rester immobiles

J'aime leurs parents confiants ou surprotecteurs, leurs nounous, les frères et soeurs qui viennent les attendre ou assistent au cours.

J'aime leurs progrès, leur énergie et leur joie de vivre.

Chaque mardi, c'est un bain de jouvence que je reçois de leur part et une immense dose de bonne humeur de mon collègue Mathieu qui partage avec moi le plaisir d'enseigner l'aïkido.


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