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Sous la peau du monde au festival Aragne

Photo du rédacteur: Danièle Godard-Livet
Danièle Godard-Livet
il y a 13 heures
2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 40 minutes

J’étais ce week-end au festival Aragne au château Bouchet de Fareins organisé par l'association l'âtre qui se donne pour mission d'exposer la jeune création émergente en Auvergne-Rhône-Alpes. Des bois était le thème de cette deuxième édition de ce tout jeune festival hébergé dans le château et le parc prêté par la mairie.

J'y ai découvert une jeune association dynamique qui sait s'emparer d'un thème et tout organiser de l'appel à candidatures des artistes au recrutement et à l'hébergement (en camping) des bénévoles.

j’y ai découvert tout un groupe de jeunes artistes dont le rêve semble être de faire corps avec la nature, avec les arbres, les pierres, la terre et l’eau. Ou du moins d’essayer de ne pas oublier que sans la nature nous ne pouvons survivre.

Beaucoup d'installations, des créations textiles, des images fixes, des vidéos, des textes, des performances, des ateliers, des concerts.



Et en invitée d’honneur de ces artistes émergents de la GenZ, mon artiste préférée (et lissiloise) Amélie Viale comme une présence tutélaire dont la cabane trônait dans l’entrée du château annonçant son thème "sous la peau du monde"

Depuis les vraies richesses (PIERREVERT 2020), Amélie NOUS AVAIT HABITUÉS à ses expériences d’union avec les éléments, l’eau, la terre, le sable, la boue, les fougères ou les aiguilles de pin sous lesquelles elle s’enfouissait ou se laissait ensevelir. Allongée, immobile, vêtue ou non, dans des environnements souvent sombres la fusion avec l’élément avait quelque chose de définitif, de terminal, de mortifère.

C’est une tout autre vision qu’elle nous offre aujourd’hui, animée et solaire dans une nature pourtant aride. Elle marche, grimpe, se baigne, s’agenouille au milieu de l'eau des herbes et des rochers. Nue et pourtant bien plus pudique que dans des mises en scène plus sombres. Une liberté et une énergie nouvelles accompagnées de texte poétique qui disent son besoin de faire corps avec les éléments.

C’est très beau, gai et serein, plein d’espérance. J’y ai vu l’affirmation d’une artiste qui se renouvelle et aborde la plénitude de la quarantaine.


extrait de la série "Sous la peau du monde" par Amélie Viale (avec son autorisation)
extrait de la série "Sous la peau du monde" par Amélie Viale (avec son autorisation)

Beaucoup d’espoir à voir ces jeunes passionnés, bénévoles, superbement organisés et accueillants qui sont bien conscients qu’il n’y a pas de planète de rechange et veulent chérir la nôtre. Ils m’ont fait irrésistiblement penser à ces autrices que j’adore Claudie Hunzinger(les grands cerfs), Olga Tokarczuk (Sur les ossements des morts) amoureuses de la nature et en guerre contre les chasseurs en particulier et le patriarcat en général. Sans oublier, puisqu'il est à la mode et que Le Monde lui consacre un long article Charles Stépanoff, le chercheur cueilleur....même si je pense que les artistes feront bien plus pour éveiller la conscience écologique dont nous avons tant besoin que certains chercheurs.

Retenez leurs noms, suivez-les sur Instagram @latre.art @amelie_viale, invitez-les dans vos manifestations, parlez d'eux. Ils sont l'avenir, tout le contraire de l'écologie punitive, plutôt adeptes de la frugalité heureuse.

1 commentaire


LIVET. D
il y a 43 minutes

Bravo pour cet article inspiré !

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