• Danièle Godard-Livet

Les cornettes de bise


photo Eric tabuchi et Nelly Monnier

L'atlas des régions naturelles fait resurgir mes souvenirs et les dernières entrées (Chablais et Faucigny) m'ont rendu mes vacances en montagne.

Quand j'étais enfant, nous avons plusieurs fois passé les vacances d'été à la Chapelle d'abondance. L'hôtel s'appelait "Les cornettes de bise" et ressemblait à l'hôtel des touristes d'Abondance. Les cornettes de bise, c'est sûr que j'en ai fait l'ascension (2432 m quand même), j'avais une photo de moi au sommet. L'hôtel-restaurant des Cornettes a bien prospéré depuis les années 60 et j'ai perdu la photo. Le site de l'hôtel précise que la famille Trincaz accueille les touristes depuis 1894 et que c'est aujourd'hui la cinquième génération qui vous reçoit.


montage DGL de cartes postales et google street view

Mes parents adoraient la montagne et tout particulièrement la marche en montagne. Je me souviens qu'un de mes frères traînait la patte ou avait parfois l'autorisation de ne pas nous suivre ; moi, j'avais peur de gagner, à trop marcher en montagne, les gros mollets que je voyais aux marcheuses en souliers de cuir.

Plus tard, ce fut Pralognan-la-vanoise, mais je ne me souviens ni du nom de l'hôtel ni des sommets conquis par nos petites jambes, juste de la flore alpine en juillet qui m'émerveille toujours. Le frère qui n'aimait pas marcher faisait des diapositives de fleurs. Plus tard encore, nous sommes allés une année ou deux à Cervinia (mon père adorait la vue du Cervin). Mais dès que le petit frère retardataire que j'avais eu pour mes treize ans sut marcher, ce ne furent plus que vacances à Collioure au bord de la mer et pour moi vers d'autres horizons sans les parents.


Il m'a fallu longtemps pour retourner aux randonnées en montagne. C'est une amie qui m'a convaincue, alors que nous étions toutes les deux redevenues célibataires, de participer à un tour des Aravis dans un groupe. La gare de Cluses où avait lieu de rendez-vous était peu engageante et dans le groupe, à part le guide, il n'y avait que des filles ! Mon amie s'est tordue la cheville dès le départ et a poursuivi quelques jours dans la voiture qui transportait les sacs d'un hébergement à l'autre avant de rentrer à Paris. J'ai terminé seule. En repartant pour Paris avec une amie de rencontre, j'ai invité mon ex-beau-fils qui habitait alors Annecy et n'avait pas vraiment envie de me voir.

photo Eric tabuchi et Nelly Monnier

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